jeudi 26 mai 2016

Le Chant de Dolorès


Pour ce premier article, j’avais envie de parler d’un de mes livres emblématiques, ceux qu’on oublie jamais, qu’on peut lire et relire en étant toujours transportée par l’histoire, les personnages. Ce livre, lors de son premier achat (car les déménagements ont eu raison de sa première édition) est arrivé chez moi un peu par hasard quand j’avais 18 ans. Je l’ai adoré puis oublié. Et puis il est revenu dans mes lectures plusieurs fois et à presque 36 ans, je l’ai encore ouvert il y a quelques mois.

Quatrième de couverture : Dolorès Prize a onze ans lorsque son père les quitte, sa mère et elle, et treize lorsqu'elle est violée par le locataire de sa grand-mère chez qui elle habite désormais. Blessée, humiliée, elle vit repliée sur elle-même, se gavant de nourriture et de feuilletons télévisés, et c'est une adolescente obèse et mal dans sa peau qui entrera à l'université.
Maniant le sarcasme et l'humour noir comme des remèdes à sa souffrance, Dolorès raconte le calvaire de ses années d'études : l'abîme de solitude dans lequel elle s'enfonce, à l'âge où ses camarades vont de fêtes en flirts, et son besoin désespéré d'amour et de tendresse qui finira par la conduire au bord du gouffre...
Le combat qui l'attend sera le plus difficile : apprendre à s'accepter, seul moyen pour elle de survivre et, pourquoi pas, de renaître...


Que dire ? Par où commencer ? Tout d’abord le choix du prénom de l’héroïne : Dolorès. C’est effectivement une vie de douleurs que nous conte Wally Lamb. Certaines douleurs nous font avancer, d’autres régresser, et c’est tout l’enjeu du livre. On suit Dolorès à travers sa vie, de l’enfance à l’âge adulte, on assiste à tous les malheurs qui s’abattent sur elle, et à chaque fois, elle en fera quelque chose. Même si cela est long, elle arrivera à se relever.
Il y a aussi une forte critique de la société, qui juge sans savoir, qui juge sur les apparences, qui juge lorsque l’on ne rentre pas dans le moule. Cette critique est très axée sur les valeurs américaines, où la réussite tient une grande place, réussite que Dolorès, pour de multiples raisons n’arrive pas à  obtenir, en tous cas pas comme elle le souhaiterai.

Ce livre est donc pour moi une merveilleuse histoire de vie, on aime et on déteste Dolorès tour à tour, mais surtout on se retrouve en elle, ses travers nous éclairant sur notre propre vie.

Quand on referme ce livre, on est plein d’espoir, on sait que quelque chose nous poussera toujours à avancer.



Le Chant de Dolorès, Wally Lamb, Belfond, 492 pages 
 

2 commentaires:

  1. Un article intéressant qui nous donne l'envie de lire ce livre et de faire notre opinion sur ce personnage .

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    1. Merci ! je prépare un article en lien avec celui ci, n'hésite pas à revenir !

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