lundi 20 juin 2016

Déconfitures et pas de pot

Ce n'était certainement pas le livre qui était en premier sur ma liste de chroniques à rédiger, mais un tel clin d'oeil à mon blog, je ne pouvais passer à coté !

C'est le genre de livre que l'on choisit vraiment pour le titre, sans vraiment savoir à quoi s'attendre, même si d'entrée de jeu on se doute que l'on sera plus dans le genre comique que dans celui de la comédie. J'ai donc acheté ce livre un soir sur la boutique de ma liseuse, à un moment ou j'avais besoin de fantaisie.

Quatrième de couverture: JM est un brillant homme d’affaires. Professionnellement, tout lui réussit. Il collectionne les belles voitures, les costumes sur mesure, les œuvres d’art et les jolies femmes. Rien ne semble lui faire obstacle.
JM ne se préoccupe que de lui-même et de ses affaires florissantes, car JM est un mufle. Il méprise sa famille, d’origine trop modeste, ainsi que son ex-femme dévastée par ses multiples tromperies. JM malmène ses employés et ses proches. JM est imbuvable, arrogant, prétentieux, suffisant et sûr de lui, trop sûr de lui…
Insensible, JM avance dans la vie sans se retourner ni se poser de questions jusqu’au jour où une série d’évènements va complètement le déstabiliser. Le parfait salaud va-t-il alors devenir charmant ? Le loup, se transformer en agneau ? Ou JM va-t-il cacher sa réelle personnalité ? 



Et de la fantaisie, j'en ai eu ! le personnage de JM est très énervant mais très attachant aussi. il enchaine les galères, sans vraiment se démonter et ça, c'est vraiment le genre d'attitude qui me fait du bien. L'écriture est fluide et fleurie. Fleurie dans le sens où les personnages rivalisent d'originalité pour les jeux de mots mais aussi soaons honnêtes, les expressions "légèrement vulgaires". J'ai même vérifié si l'auteur était un homme ou une femme, tant je trouvais l'écriture purement masculine, mais apparemment non, ce style n'est pas l'apanage des hommes et c'est très bien comme ça !

Cependant, l'histoire reste captivante, et la fin on ne peut plus surprenante. J'ai donc vraiment passé un bon moment avec ce livre, si vous avez envie d'un livre cool et sans prise de tête pour les vacances, foncez !

P.S : N'hésitez pas à suivre le blog sur Facebook, le lien de la page est en haut à droite ;)



Déconfitures et pas de pot, Kathy Dorl, 242 pages







jeudi 26 mai 2016

Le Chant de Dolorès


Pour ce premier article, j’avais envie de parler d’un de mes livres emblématiques, ceux qu’on oublie jamais, qu’on peut lire et relire en étant toujours transportée par l’histoire, les personnages. Ce livre, lors de son premier achat (car les déménagements ont eu raison de sa première édition) est arrivé chez moi un peu par hasard quand j’avais 18 ans. Je l’ai adoré puis oublié. Et puis il est revenu dans mes lectures plusieurs fois et à presque 36 ans, je l’ai encore ouvert il y a quelques mois.

Quatrième de couverture : Dolorès Prize a onze ans lorsque son père les quitte, sa mère et elle, et treize lorsqu'elle est violée par le locataire de sa grand-mère chez qui elle habite désormais. Blessée, humiliée, elle vit repliée sur elle-même, se gavant de nourriture et de feuilletons télévisés, et c'est une adolescente obèse et mal dans sa peau qui entrera à l'université.
Maniant le sarcasme et l'humour noir comme des remèdes à sa souffrance, Dolorès raconte le calvaire de ses années d'études : l'abîme de solitude dans lequel elle s'enfonce, à l'âge où ses camarades vont de fêtes en flirts, et son besoin désespéré d'amour et de tendresse qui finira par la conduire au bord du gouffre...
Le combat qui l'attend sera le plus difficile : apprendre à s'accepter, seul moyen pour elle de survivre et, pourquoi pas, de renaître...


Que dire ? Par où commencer ? Tout d’abord le choix du prénom de l’héroïne : Dolorès. C’est effectivement une vie de douleurs que nous conte Wally Lamb. Certaines douleurs nous font avancer, d’autres régresser, et c’est tout l’enjeu du livre. On suit Dolorès à travers sa vie, de l’enfance à l’âge adulte, on assiste à tous les malheurs qui s’abattent sur elle, et à chaque fois, elle en fera quelque chose. Même si cela est long, elle arrivera à se relever.
Il y a aussi une forte critique de la société, qui juge sans savoir, qui juge sur les apparences, qui juge lorsque l’on ne rentre pas dans le moule. Cette critique est très axée sur les valeurs américaines, où la réussite tient une grande place, réussite que Dolorès, pour de multiples raisons n’arrive pas à  obtenir, en tous cas pas comme elle le souhaiterai.

Ce livre est donc pour moi une merveilleuse histoire de vie, on aime et on déteste Dolorès tour à tour, mais surtout on se retrouve en elle, ses travers nous éclairant sur notre propre vie.

Quand on referme ce livre, on est plein d’espoir, on sait que quelque chose nous poussera toujours à avancer.



Le Chant de Dolorès, Wally Lamb, Belfond, 492 pages